La Nintendo Switch va avoir 1 an !

D’ici 1 mois, la Nintendo Switch va souffler sa première bougie. Il est grand temps de faire un compte rendu de cette première année pour la console mi-portable, mi-salon.

Il y a de cela un an, je vous avais déconseillé de craquer sur la nouvelle console de Nintendo (sauf si vous étiez un fan absolu de la marque bien évidemment). Les raisons de mon scepticisme ?

  • Des accessoires vendus à prix d’or (80 à 110 € la manette)
  • Une ludothèque* désespéramment vide (en plus, le format des boîtes n’arrangeait rien)
  • Un “One, Two, Switch” honteux (ne rigolez pas, des gens l’ont payé 50 €)
  • La promesse d’un “online”* payant (on se serait bien passé de celle-là)
  • L’abandon de la Wii U
  • Le portage* des jeux Wii U à plein tarif (il n’y avait que Mario Kart de prévu à l’époque, mais mon petit doigt me disait que cela n’allait pas être le seul).
La boutique Unigames en 2016
En bref, j’adorais le concept mais je n’étais pas convaincu qu’il fallait se jeter dessus. Cependant, gérant la boutique Unigames, il était obligatoire que je m’en procure une afin de la tester et la mettre à disposition des clients.
Et nous voici donc le 4 février 2018 : quelles sont mes impressions sur cette Nintendo Switch aujourd’hui ?

“Petit” paragraphe où je raconte ma vie, si cela ne vous intéresse pas, passez au suivant

J’ai bien entendu commencé mon aventure sur Nintendo Switch avec le grand, le généralissime, magnifiquement surcoté “Zelda Breath of the Wild” (bon voilà, j’ai dit du mal de Zelda, je suis mort …), je pourrais écrire un article juste pour ce jeu cependant, mais vu que ce n’est pas le sujet, disons juste que si ce n’était pas un Zelda et qu’il n’était pas le seul vrai jeu à la sortie de la console, il n’aurait pas eu cet accueil. Afin de nourrir un peu ma Switch durant l’année, j’ai donc pris : – “Fast RMX”, “Mario Kart 8”, “Pokken Tournament” et “Minecraft”, des bons jeux en soi mais cela reste des portages de Wii U. – “Bomberman”, “Arms” et “Splatoon 2”, qui ne sont pas mauvais mais peu intéressants pour y jouer seul en mode portable – “Mario Odyssey”, que j’ai fini sans réel plaisir (lui aussi mériterait un article à lui tout seul) – “Overcook”, que j’ai découvert avec la Switch et qui se marie très bien avec la console de Nintendo – “Puyopuyo Tetris”, incontournable mais un peu cher – “Mario et les Lapins Crétins” et “Sonic Mania”, mes coups de cœur sur Switch. Bon, ce fut plus long que prévu, cependant, il faut bien que je vous liste mes expériences de jeu afin que vous compreniez mon avis final sur cette première année 😉

La Nintendo Switch est une bonne console…

J’ai fini de raconter ma vie, vous pouvez revenir ! 😉 La Nintendo Switch est une bonne console ! Le concept de mi-portable, mi-salon est toujours aussi impressionnant et marche bien, bien qu’il y ait quelques erreurs comme “Rime”. Dans la grande majorité des jeux, le confort est au rendez-vous en mode portable ou TV. La console et ses manettes sont résistantes, c’est une donnée importante pour une console portable, qui plus est avec des jeux comme “Just Dance” (n’hésitez pas à mettre un verre trempé afin d’éviter le pire). On trouve, également, une bonne ludothèque variée contrairement à la première année de sa grande sœur, on y trouve pour tous les goûts, du Nintendo bien sûr (“Mario”, “Zelda”…) mais également des “petits” jeux (“Overcook”…), les jeux Néo Géo (“Metal Slug”…), quelques jeux d’éditeurs tiers* (“Fifa”, “Skyrim”…) ainsi que quelques nouveautés (Mario et les lapins crétins…).
La création de plusieurs comptes ainsi que l’accès au store japonais
D’autres détails ont pour moi leur importance, comme par exemple le fait de pouvoir créer plusieurs comptes sur une console (qui n’était pas possible sur 3DS) ; l’achat d’un jeu dématérialisé est lié à la console et non au compte, ce qui permet à tous les membres de la famille de jouer sur une même console sans écraser les sauvegardes des autres ; enfin, la console n’est pas zonée, ce qui permet de télécharger les démos ou les jeux sortis uniquement au Japon. Là, vous allez me dire : “Bon, tu vois, tu ne regrettes pas de l’avoir eu le jour de la sortie et tu te rends compte que tu n’aurais pas du déconseiller la console…”

… mais où sont les jeux ???$

Et là, pour bien comprendre, il va falloir que je vous explique une chose : “J’avais acheté Wii U, le jour de sa sortie ainsi que la majorité de ses exclusivités.” Je ne peux donc pas considérer les portages comme de “vrais” jeux et ne sont, pour moi, que du remplissage de rayons. Rendez-vous compte ! En moins de 12 mois, nous avons eu près d’une quinzaine de portage, la moitié étant des ex-exclusivités de la “Wii U” et l’autre étant des jeux sortis il y a plus d’un an sur les autres supports (“PS4”, “Xbox One”, “PC”).
Petit listing rapide : “Mario Kart 8”, “Pokken Tournament”, “Minecraft”, “Skyrim”, “DBZ Xenoverse 2”, “Rocket League”…
Les jeux annoncés lors de la sortie de la Nintendo Switch
Et ce n’est pas fini vu que prochainement vont sortir : “Bayonneta”, “Donkey Kong Tropical Freeze”, “Zelda Hyrule Warrior”…
Cela ne serait pas dérangeant, s’ils ne nous les revendaient pas à plein tarif, sans prendre en compte ceux qui les avais achetés au prix fort sur Wii U (voir avec des DLC* pour certains jeux). Prenons par exemple un “Mario Kart 8”, acheté à l’époque sur “Wii U” 60 €, plus 15 € de contenu supplémentaire. Pourquoi il faut que je repasse à la caisse, en déboursant 50 €, pour un portage qui m’a prémâché le jeu en me débloquant tous les personnages et en ajoutant juste un mode 200CC injouable pour le grand public ? Et tout cela à cause de leurs erreurs de communication sur la Wii U et de son abandon sur une aire d’autoroute (ce sujet mériterait également son propre article). Même le fameux “Zelda Breath of the Wild” est un portage, initialement prévu sur “Wii U”, il a été repoussé pour le lancement de la Switch. Il a fini par sortir sur les deux supports, mais en quantité limité sur la “Wii U”, afin de pousser les fans à passer à la caisse (“Zelda Breath of the Wild” ou “le jeu qui a abandonné lâchement son support”).
Après ce constat, il nous reste “Splatoon 2”, qui est à la limite d’un portage vu que les évolutions entre le premier et le second opus sont minimes, des fonctionnalités ont même été supprimées comme le multijoueur en local. Je ne parlerais pas de “One,Two, Switch” qui est l’équivalent d’un “Wii Sport” de mauvais goût, vendu 50 € à sa sortie.
Ventes réalisées entre la date de sortie et le 9 décembre 2017.
Pour résumer : en douze mois, nous avons eu “Arms” qui peine à trouver son public, “Mario Odyssey” que je ne détaillerais pas ici, “Xenoblade Chronicles 2” que je n’ai pas testé mais reçoit de bonne critique, “Mario et les Lapins Crétins” qui est pour moi la bonne surprise de cette année avec un concept original (dans un jeu Mario) et “Sonic Mania” que je classe ici car je le trouve parfaitement développé pour la Nintendo Switch et son concept hybride (on peut enfin jouer à un vrai Sonic sur console portable plus de 30 min ! Les puristes comprendront*).
Pour finir cette partie sur les jeux, il faut que je parle du online. Il a été décalé de presque un an, mais l’abonnement Nintendo arrivera en septembre 2018. Je pourrais vous parler du fait que je suis contre ce système d’abonnement, même si on dispose de meilleurs serveurs (et encore cela reste à prouver), mais restons sur Nintendo. En 2014, pendant que Sony et Microsoft nous vendaient un abonnement à 60 € par an pour jouer en ligne, Nintendo avait pris le parti du gratuit avec sa “Wii U” allant même jusqu’à rajouter, sur ses différentes campagnes publicitaires : “jouer gratuitement en ligne”. Et pourtant, Nintendo a retourné sa veste en nous proposant un abonnement à 20 € par an, certes cela reste 3 fois moins chers que la concurrence, mais vous l’utiliserez sur 3 fois moins de jeux et sans système de tchat interne à la console. C’est pour mois une déception supplémentaire et je ne pense pas continuer à acheter des jeux tournés exclusivement sur le online.

Mais le futur dans tout cela ?

Ok, très bien, la Nintendo Switch est une console mitigée pour le moment. Mais le futur dans tout cela ? Nous somme au mois de février : il n’y a eu que peu de nouvelles annonces concrètes. Cependant, mis à part les portages, nous aurons le droit à un “Mario Tennis”, un “Yoshi” ainsi qu’un “Kirby” pour cette année 2018. Bien sûr, d’autres annonces vont arriver et nous aurons bien d’autre jeux à nous mettre sous la dent (peu être un “Metroid 4” ou un “Pokemon Switch”). Un remake* m’a cependant tapé dans l’œil, il s’agit de “The World Ends With You, Final Remix”, un jeu DS, que je n’ai jamais pu faire au vu du peu de copies vendues en France et d’un prix exorbitant dans les boutiques de gaming. Je suis donc, un peu mitigé pour cette deuxième année qui se profile.

17 janvier 2018

Le 17 janvier 2018, j’ai vécu un grand moment lors du Nintendo Direct. Je me serais cru à l’E3* 2013 lors de l’annonce de “Kingdom Hearts 3” (que l’on attend toujours en fait… snif…). Je me revois en train de crier au génie et clamer le retour en force de Nintendo, St Nintendo qui avait tout compris. Bon tout cette agitation pour… “Nintendo Labo” (oui, tout ceci pour du carton !).
Nintendo Labo avec ses « Toy-Con »
Petite présentation du concept pour ceux qui ne connaissent pas : “Nintendo Labo” est à la fois une gamme d’accessoires à assembler soi-même et un ensemble de jeux pour la Nintendo Switch. Ces accessoires, surnommés “Toy-Con”, sont à fabriquer à base de planche en carton pré-découpées et permettront de réaliser son propre piano fonctionnel (ainsi qu’une maison, une canne à pêche…). Afin de donner vie à ces “Toy-Con”, les “Joy-Con”* utilisent leurs capacités intégrées comme le gyroscope ou le capteur infrarouge.
Voici donc le concept : fabriquer son accessoire, un peu comme on jouait aux Lego, y inclure les “Joy-Con”, l’écran de la Switch et jouer avec le tout. La présentation du piano est vraiment la plus impressionnante : en appuyant sur les touches, le “Joy-Con” repère la touche et envoie l’information à l’ecran de la Switch qui joue la note. Là, vous pourriez me dire : “Ok, un peu comme Rock Band avec ses guitares” . Cependant, vous passeriez à coté d’un des principes mêmes du jeu, celui de fabriquer et de comprendre comment cela fonctionne. Qui dit carton dit aussi personnalisation, en coloriant par exemple ou même en rajoutant d’autres bouts de carton pour donner un look unique à votre moto…
Nintendo remet donc l’enfant (le vrai ou celui qui sommeille en nous) au centre du jeu, lui permettant de le modeler suivant ses préférences. Il permet aussi de remettre le jeu vidéo au centre de la famille qui participera, je pense, à la construction mais aussi à la découverte des “Toy -Con”. Bien sûr, il reste des interrogations telles que le rapport qualité/prix, la durée de vie… bref, le concept est génial, il nous reste à découvrir son application.

Conclusion

Et nous voici à la fin de ce premier article dédié à la Nintendo Switch, vous avez maintenant toutes les informations pour … “HEY ! il faut l’acheter la Switch ou non ? !”
Je ne peux répondre à cette question par un simple oui ou non. Je dirais que cela dépend de vous et de votre lien avec le jeu vidéo.
  • Si vous aimez Nintendo et sa ludothèque, vous avez certainement passé le cap, cependant pour les autres, vous pouvez y aller si vous n’avez pas eu la “Wii U”.
  • Pour les enfants, je conseillerais cette console à partir de 10 -12 ans à partir du moment où ils prennent un peu soin de leurs affaires (pour les autres, préférez une New 2DS)
  • Pour une console familiale, je pense que c’est le choix parfait avec beaucoup de jeux multijoueurs en local.
  • Pour découvrir les licences Nintendo, le mode hybride est parfait pour vous et vous permettra profiter de toute leur ludothèque, où que vous soyez.
  • Pour les autres, cela dépendra de votre affinité avec la marque ou de l’impact des défauts cités au dessus.
Merci à tous ceux qui sont arrivés à la fin de cet article, n’hésitez pas à partager si cela vous a plu, à débattre dans les commentaires et à proposer des thèmes pour les prochains articles. Pour conclure, je vous dirais une seule phrase : “La passion, ça se partage !”
Charles

Glossaire

  1. Ludothèque : L’équivalent d’une bibliothèque de jeux vidéo, liste des jeux disponibles sur une console.
  2. Le online : La possibilité de se connecter et de jouer avec d’autres via internet.
  3. Un portage : la réédition d’un jeu sur une autre console sans modification, hormis le fait de l’adapter à son nouveau support.
  4. Les éditeurs tiers : Société qui assure la publication et la diffusion des jeux vidéo et qui n’appartient pas au constructeur de la console.
  5. DLC : DownLoadable Content, contenu supplémentaire que l’on peut acheter pour un jeu (personnage en plus…).
  6. Allusion à la Game Gear qui avait besoin de 6 piles pour fonctionner et avait, officiellement, une autonomie de 4h (sans son et avec le rétro-éclairage au minimum).
  7. Remake : Différent d’un portage, et demandant beaucoup plus de travail qu’un remaster*; dans un remake, littéralement “refaire”, le scénario reste globalement le même, on change voire on ajoute des systèmes de jeu, les graphismes sont refaits au goût du jour…
  8. Remaster : Différent d’un portage, le remaster améliore certains éléments du jeu tels que les graphismes, sans changer le code source du jeu (différent de Remake et de Reboot).
  9. E3 : “l’Electronic Entertainment Expo”, est le plus grand salon international du jeu vidéo et des loisirs interactifs.
  10. Joy-Con : c’est le nom des manettes de la Nintendo Switch.

Sources